En 2009, Batman n'avait pas besoin d'un monde ouvert gigantesque pour donner l'impression d'être Batman. Il lui suffisait d'un asile rempli de criminels, de couloirs inquiétants et de quelques gadgets bien choisis.
Un Batman qui enquête autant qu'il combat
Développé par Rocksteady Studios, Batman: Arkham Asylum est sorti en 2009 sur Xbox 360, PlayStation 3 et PC. Le jeu place Bruce Wayne dans l'asile d'Arkham après l'arrestation du Joker. Très vite, le bâtiment devient un immense terrain d'enquête.
Et c'est précisément ce qui distingue le jeu. Batman ne passe pas son temps à frapper des ennemis. Il observe son environnement, utilise ses gadgets, analyse des indices et cherche des passages permettant de progresser. Le joueur retrouve ainsi une partie de ce qui faisait le Batman des comics : le détective avant le simple combattant.
Un décor plus important qu'il n'en a l'air
Arkham fonctionne presque comme un personnage supplémentaire. Les différentes zones de l'asile sont reliées entre elles et encouragent le joueur à revenir dans des endroits déjà visités lorsque Batman obtient un nouvel équipement.
Cette structure donne aussi une sensation de progression différente d'un jeu d'action classique. Le bâtiment paraît progressivement moins comme une succession de niveaux que comme un véritable lieu à comprendre.
Pourquoi le jeu reste intéressant aujourd'hui
Avec le recul, Arkham Asylum est surtout intéressant parce qu'il n'a pas essayé de transformer Batman en simple personnage d'action. Son système de combat spectaculaire est important, mais il n'est qu'une partie de l'expérience.
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Le jeu rappelle une idée assez simple : pour adapter un super-héros en jeu vidéo, il ne suffit pas de reproduire ses pouvoirs ou son costume. Il faut donner au joueur une raison de se comporter comme lui.
Et dans le cas de Batman, cela signifie observer, enquêter, préparer son approche… puis disparaître dans l'ombre.